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26 août 2016

ENTRETIEN AVEC EZZEDDINE FERJANI : «MAIS JE DEMEURE OPTIMISTE»

  • Aymen Hacen
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ENTRETIEN AVEC EZZEDDINE FERJANI : «MAIS JE DEMEURE OPTIMISTE» Crédit photo / Aymen Hacen

 

Ezzeddine Ferjani est Professeur des Universités, il enseigne la chimie et a consacré de nombreux travaux scientifiques à l’eau, aux membranes et au dessalement. En parallèle, il caresse la Muse, puisqu’il a publié, en 2010, un recueil de poésie, intitulé Des mots pour les maux. Il revient aujourd’hui avec trois ouvrages dont deux en français, Mes cahiers (contributions) et Ma mère raconte son siècle à Hammamet, et un en arabe, Folie de la ville.

 

Entretien conduit par Aymen Hacen

 

Aymen Hacen. Six ans après votre premier livre publié, vous revenez avec trois titres appartenant chacun à un genre différent. Avez-vous abandonné la poésie ? Pourriez-vous nous parler de ces trois nouveaux livres ?

Ezzeddine Ferjani. C’est elle qui m’a fui pendant une certain période. Cela, de manière concomitante, pour des raisons personnelles et collectives : ma position, mon étape de vie et la traversée par mon pays des tempêtes politiques ; je n’avais plus le goût, plus l’envie. Je relisais parfois ces écrits et me disais : à quoi bon en écrire plus. De toute façon, le rêve est brisé. Et puis et puis, on ne sait d’où, renait l’espoir, le plaisir des choses, le regard curieux, l’envie, la passion des mots…

 

A. H. Vous écrivez dans les deux langues. Qu’est-ce qui justifie ce bilinguisme, a-t-il été motivé par la thématique traitée dans Folie de la ville ?

E. F. Votre suggestion est justifiée. Je ne choisis pas ma langue : elle s’impose à moi, avec sa sensibilité, sa subtilité et sa puissance aux hasards des thèmes traités. J’ai même rédigé, je me souviens, quelques poèmes en russe ou en anglais, d’autres en arabe dialectal. Il faudrait certainement faire appel à Freud pour répondre plus savamment à cette question…

 

A. H. Ma mère raconte son siècle à Hammamet contient treize séquences. Autant dire des miniatures où vous mettez en scène votre mère, votre famille, le village de Hammamet devenant petit à petit une ville au vrai sens du terme. D’où vous est venu ce besoin de raconter tout cela ? S’agit-il d’une confession par ricochet ?

E. F. Certainement, par la force des choses. Ma personne m’interpelle à partir du moment où ma mère se raconte car je fais partie de son monde intime comme elle fait partie du mien. Et puis Hammamet qui s’est transformée avant et avec moi. Je me devais d’offrir à ma mère ces mémoires, qu’elle n’aurait pas pu écrire elle-même, et puis cette contribution a apporté un apaisement à ce relationnel tellement complexe avec la mère et une réconciliation avec la mémoire puisque les événements de nos vies arrivent de toute façon sans nous en demander l’autorisation.

 

A. H. Comme dans vos poèmes, votre livre, Mes cahiers (contributions), la philosophie, disons un exercice de la pensée est exercé. Peut-on dire que vous avez raté votre vocation de littéraire ou de spécialiste en sciences humaines, ou bien êtes-vous en train de renouer avec une tradition perdue, celle qui fait des scientifiques à la fois des poètes et des penseurs ?

E. F. Je préfère la deuxième réponse. D’abord, parce que cela fait partie de ma personnalité d’apprécier et de valoriser ce que j’ai et ce que je suis parce que ce que je ne suis pas ne fait pas partie de mes fantasmes. Il est certain que j’aime la science : celles dites (à tort) exactes et celles dites humaines. Il n’existe pas de frontières entre elles. C’est tout le contraire qui a lieu : elles s’alimentent, se complètent, se donnent raison d’être. L’Homme de demain devrait, à mon avis, revenir à ses fondamentaux !

 

A. H. Mes cahiers (contributions) est composé de quatre temps forts. De vos lectures qui sont aussi des rencontres (Saint-Augustin, Diderot, Montesquieu, Memmi, etc.) vous abordez des questions de société, pour aborder le « charme de la science » et déboucher sur vos « Pensées », des textes aphoristiques à la manière de Pascal et de La Rochefoucauld. Pourriez-vous nous parler davantage de l’architecture de ce livre et nous en expliquer la nécessité, car il semble émaner d’une certaine nécessité ?

E. F. La structure de ce livre s’est imposée après coup, c’est-à-dire au moment où j’ai décidé de le publier. Mais cette question est cruciale parce qu’elle me vient à mon secours et au secours du lecteur. En fait, ce livre est le fruit de 20 ans d’écritures diverses, pour lesquels 3 cahiers grand format ont été mobilisés. La décision d’acheter le premier cahier, et de son format, coïncide certainement avec la naissance de l’homme public. Alors, au fil du temps, j’ai écrit sur différents aspects de la vie. Beaucoup de ces textes sont parus dans des journaux. Et puis est venu un moment où j’ai décidé, d’abord, pour ma mémoire personnelle, et ensuite dans un souci de partage et d’échange, de rassembler ces écrits sous des thématiques claires qui ont émergé d’elles-mêmes pour s’imposer comme rubriques essentielles auxquelles j’avais consacré toutes ces années (de plaisir avant tout).

 

A. H. Pourquoi avez-vous publié tous vos ouvrages à compte d’auteur ? Que pensez-vous de la situation culturelle, éditoriale et générale du pays ?

E. F. J’ai publié 2 ouvrages scientifiques et pédagogiques (sur l’eau et la chimie physique) au Centre de Presse Universitaire. Pour le reste, je ne suis pas connu. Donc, je n’ai pas trop cherché et me suis laissé aller au gré de ma poche et de mon plaisir d’échange et de partage. La vente « militante » du recueil de poésie m’a permis des rencontres inoubliables. Peut-être est-il temps maintenant de passer à autre chose car, pour ces 3 nouveau-nés, je ne fais que des tirages limités, en attendant l’éditeur…

 

A. H. Vous pensez la question politique. Aujourd’hui, au moment où on parle d’un « gouvernement d’union nationale », et à sa tête Youssef Chahed, que pensez-vous de la manière dont les choses ont évolué, du moins depuis les élections législatives et présidentielles de novembre-décembre 2014 ?

E. F. Le monde est politique du moment que la question de la cité nous concerne tous. La Tunisie vit un moment crucial de son histoire moderne. Le nouveau est en gestation, difficile enfantement. Mais je demeure optimiste. J’ai confiance en la jeunesse et j’ai beaucoup d’espoirs avec toutes ces forces vives, cette société civile, ces intellectuels tellement amoureux de leur pays : confiance et espoirs s’imposent.

 

 

 

 

 

 

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